La défense

Quiconque est loup, agisse en loup.

La défense

8 juillet 2018 Défense 0

Au sein de la B.A.D Asso’ nous envisageons le domaine de la défense au sens large du terme. Nous y incluons la défense physique et mentale qu’elle soit personnelle ou déportée sur une tierce personne.

Pour notre premier article en la matière nous souhaitons définir certains points clefs afin que notre approche de la défense soit la plus claire possible.

Un seul objectif: SURVIVRE !

Bien qu’au sein de la B.A.D Asso’ se retrouvent des pratiquants de diverses disciplines de combat, qu’il s’agisse d’arts martiaux, de sports ou encore de self-défense, il est pour nous essentiel de s’accorder sur plusieurs points afin d’identifier les techniques et attitudes qui n’ont pas leur place dans une altercation réelle, c’est-à-dire non encadrée par des règles et où le respect de la législation ne dépend que des acteurs de cette altercation.

Voici donc les points fondamentaux à TOUJOURS garder en tête lors de notre travail sur la défense:

I) Réellement et immédiatement applicable:

Le point de départ de notre réflexion sur la défense, et donc sur notre pratique du combat, est que celle-ci ne doit jamais s’éloigner du réel.

Ceci permet de concentrer nos efforts sur des gestes les plus polyvalents et efficients (= rapport effort/efficacité élevé) possibles.

De plus, garder en tête ce premier point nous préserve des techniques qui n’ont leur place que dans des dojos de part leur trop grande technicité ou leurs trop nombreuses restrictions réglementaire.

II) Aucunes règles:

Toujours afin de rester ancré dans le réel, notre pratique du combat ne doit en aucun cas être restreinte par des règles. Nous ne devons donc jamais raisonner sur une situation en interdisant au pratiquant d’avoir recours à une technique ou un mouvement (coup à la tête, aux parties, aux yeux ou à la gorge…), ou en les enfermant dans des questions morales ( deux contre un, frapper un adversaire au sol…).

Il est tout aussi important de ne faire aucune distinction entre les pratiquants vis à vis de leur gabarit, leur sexe ou de toute autre spécificité. En effet, en situation réel un assaillant ne sera pas moins agressif avec un jeune, une personne âgée, une femme, un handicapé, un personne en surpoids… . Au contraire, ce sont ces personnes qui sont le plus susceptibles d’être agressées de par leur faiblesse présumée.

III) Polyvalence, simplicité, efficacité:

La pratique du combat est un vaste sujet dans lequel il est impossible de traiter absolument tous les scénarios existants car un simple détail peut tout changer. Il est donc nécessaire de pratiquer une forme de combat qui soit polyvalente.

Pour ce faire il est tout aussi nécessaire d’utiliser des gestes et techniques qui ne soit pas trop fine, c’est-à-dire pas trop complexes à mettre en place et reposant sur des gestes simples et qui ne demande pas une grande dextérité.

Ce n’est qu’à cette condition que notre pratique du combat pourra s’adapter aux différentes situations, même les plus inattendues, et conserver toute sont efficacité.

IV) Accessible à tous:

La bonne pratique d’un sport de combat ou d’un art martial repose sur un conditionnement du corps important (souplesse, musculature…). Hors, un individu lambda n’a pas forcément le temps ou l’envie d’en passer par là pour être efficace au combat.

Notre pratique du combat ne doit donc pas reposer sur des performances physiques conditionnées, mais plutôt sur des aptitudes physique basiques communes à la majorité des pratiquants.

Cela ne veut pas dire qu’il ne sert à rien de s’entrainer dans le but de devenir plus performant dans sa pratique du combat. Cela veut seulement dire que ce n’est pas indispensable.

V) Défense contre et avec des armes:

Sujet sensible, les armes.

Les armes, qu’elles soient blanches ou à feu voir même de toute autre nature (informatiques, bactériologiques, ect…), existent et il serait dangereux de les fuir et de nous conforter dans une ignorance en la matière sous prétexte que s’en tenir éloigné nous en protège.

C’est pour cela qu’il est important d’apprendre à se défendre contre des individus qui eux n’hésiteront pas à en faire usage.

Mais ce n’est pas le seul point à aborder en la matière. En effet, afin de pouvoir amorcer une réflexion constructive et efficace vis à vis des armes pour pouvoir se défendre efficacement face à elles, il nous faut aussi en connaitre le maniement.

Le maniement des armes de corps à corps ou des armes à feu est donc un paramètre important à prendre en compte pour construire une défense efficace.

VI) Deux approches: Destruction et Maitrise:

Comme nous le disions au point II, notre pratique du combat ne doit pas être limité par une quelconque réglementation. Cependant, il est important de pouvoir se laisser le choix dans un combat, si on en a la possibilité, de décider entre destruction et maitrise de l’adversaire.

La destruction de l’adversaire est le fait de l’incapaciter suffisamment pour qu’il ne puisse plus être une menace.

La maitrise de l’adversaire est quand à elle le fait de prendre l’ascendant sur ce dernier de manière à pouvoir en faire ce que l’on souhaite. On retrouve ce principe chez les forces de l’ordre par exemple lorsqu’ils procèdent à une interpellation.

Avoir accès à ces différents niveaux de réponse permet d’avoir le choix en fonction de la situation et de nos convictions personnelles. Il faut cependant être conscient que la maitrise d’un adversaire s’avère souvent plus compliquée que sa destruction,quand cela n’est pas tout simplement impossible.

Encore des précisions

Les points précédents exposent les bases de notre réflexion en matière de combat.

Cela peut cependant créer de nouveaux questionnements auxquels les points suivant vont tenter de répondre.

Absence de règles mais pas de valeurs:

Bien que l’absence de règles au sein de notre pratique du combat soit fondamentale, cela ne veut pas dire que nous ne partageons pas des valeurs communes au sein de la B.A.D Asso’ vis à vis de cette pratique.

Combattre, à nos yeux, ne doit servir qu’à se défendre ou à défendre autrui. De ce fait, nous nous réservons le droit de refuser d’instruire ou d’entrainer des personnes que nous jugeons mal intentionnées.

De plus, il existe des législations dans chaque pays et nous n’incitons personnes à les enfreindre. Il ne tient qu’à vous de réfléchir en amont sur jusqu’où vous êtes prêt à aller suivant les situations que vous êtes susceptibles de rencontrer. La liberté de choix et d’action nous est chère, mais elle implique aussi d’être capable d’assumer ses actes. Pensez-y.

Il y a le combat, mais pas que:

Nous avons beaucoup parlé du combat car celui-ci s’avère parfois inévitable.

Mais il n’est pas la solution ultime à tous nos problèmes, loin de là. Il faut garder en tête que rentrer dans une phase de combat est dangereux. Rien ne garanti notre succès et encore moins sans traumatismes.

Avant toutes choses, lorsque l’on parle de self-défense, il est important de se rappeler qu’un problème peut souvent être évité. Si ce n’est pas le cas, on peut souvent désamorcer une situation par la discussion. Là encore, si la discussion s’avère inefficace, il nous reste souvent la possibilité de prendre la fuite. Et en ultime recours, si rien ne fonctionne, alors là nous devons combattre.

Éviter => Négocier => Fuir => Combattre

Le combat n’est que l’ultime recours à une situation, ne l’oubliez jamais.

Pas de nom:

Je trouve ça dommage de finir ce premier article sur ce point en particulier, mais si je ne le fait pas je suis certains de voir fleurir une « gueguerre » des pratiquants.

Pour être clair. Notre pratique du combat s’apparente à la self-défense dans ses intentions et au close combat dans sa pratique. Elle se revendique comme faisant partie d’une globalité basée sur le pragmatisme. Elle ne porte donc aucun nom.

Il n’est donc pas nécessaire d’avoir recours à des commentaires du style « C’est le systéma qu’est le mieux » ou encore « le karaté ça fait 1000 ans que ça existe et ça rox du poney ».

Les personnes qui dans un tel contexte comparent, souvent de manière triviale ou biaisée de part leur pratique personnelle, différentes disciplines qui n’ont rien à voir entre elles, si ce n’est leur utilisation en situation de combat, n’ont pas le recul nécessaire pour appréhender ce qu’est le combat hors ring. Et nous souhaiterions éviter que ce genre de réflexions non constructives soient présentes ici.

En conclusion

J’espère que ce premier article sur le domaine de la défense vous aura apporté quelques précisions quand à notre vision de celle-ci.

Nous avons conscience que ce genre de domaine peut-être source de conflits et nous sommes ouverts à toutes remarques et questions tant que celles-ci se montrent constructives.

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