La Nourriture et l’Eau

Quiconque est loup, agisse en loup.

La Nourriture et l’Eau

4 novembre 2018 Les 6 piliers Nourriture et Eau 0

Les composants du premier des six piliers, « la Nourriture et l’Eau », sont ce dont nous dépendons le plus au quotidien.

Leur manque entraîne la faim et la soif qui sont nos principaux besoins physiologiques (mise à part le besoin de respirer) puisqu’il nous faut les combler quotidiennement ou presque sous peine de littéralement en mourir.

Ces deux ressources ont de tout temps été des leviers majeurs du développement des civilisations. C’est d’ailleurs toujours le cas et cela ne cesse de s’accentuer au fil des années. Énormément d’observateurs mondiaux s’accordent sur le fait que l’accès (et donc le contrôle) à la nourriture et à l’eau sera l’un des grands défis des décennies à venir.

I) L’eau
1) Le gaspillage

L’eau est une ressource rare mais qui, de part son inégale répartition et son faible coût dans les zones y ayant couramment accès, est abusivement gaspillée.

Nous l’utilisons pour boire, mais aussi pour nous laver, pour faire nos besoins, pour faire la cuisine et la vaisselle, pour laver notre linge, pour faire tourner nos usines, pour manufacturer tout un tas d’objets, pour abreuver nos élevages, pour produire notre alimentation, etc… .

Alors certes, certaines de ces utilisations sont justifiées, mais même parmi celles-ci nous n’avons pas les bons réflexes ce qui est source d’un immense gaspillage. Nous laissons l’eau couler, nous ne réparons pas les petites fuites, nous déversons des produits chimiques, médicamenteux ou tout simplement inappropriés (à l’image des huiles moteur ou de fritures) dans notre réseau d’alimentation en eau potable. Il faut en finir avec ces mauvaises pratiques autant que possible !

2) Rareté

La rareté de l’eau vient du fait que celle-ci se trouve en quantité limitée sur terre et qu’il est impossible d’en créer. Nous ne pouvons que la récolter ou la transformer à partir de ces divers états (gazeux et solide) et il nous faut la traiter afin qu’elle soit propre à la consommation.

Cela en fait un atout stratégique et géopolitique dans le monde entier, c’est un point qu’il ne faut en aucun cas négliger.

3) Récupération, Traitement et Stockage

Nous aborderons, dans nos différents articles portant sur l’eau, la récupération de l’eau, son traitement et son stockage.

La récupération de l’eau est primordiale car c’est le seul moyen, outre le réseau d’eau potable, d’y avoir accès. Que ce soit au travers de réservoirs d’eau habillement disposés sur notre terrain ou en repérant des points d’eau sauvages, nous verrons différentes manières de s’en procurer.

Le traitement de l’eau est lui aussi très important car après le manque d’eau vient la consommation d’eau insalubre. L’eau lorsqu’elle n’est pas traitée est susceptible de véhiculer de nombreuses maladies. Il n’est pas rare d’y retrouver des matières fécales, des produits chimiques ou médicamenteux, sans oublier des matières résiduelles de la nécrose d’insectes et d’animaux.

Lors des catastrophes naturelles, il est courant de voir se développer des épidémies liées à l’insalubrité de l’eau.

Pour rappel, consommer de l’eau insalubre peut, entre autre, provoquer de violentes diarrhées. C’est suffisant pour entraîner la mort d’un nourrisson ou d’une personne âgée en quelques heures ou, dans une autre mesure, empêcher quelqu’un de travailler ou de se mouvoir à sa guise par exemple.

Pour finir, le stockage de l’eau permet plusieurs choses.

Premièrement d’anticiper et donc de nous permettre de ne pas avoir à chercher de l‘eau lorsque l’on à soif, cela a pour but de nous faire économiser de précieuses forces et du temps.

Deuxièmement d’augmenter la quantité d’eau à laquelle nous avons accès car récolter de l’eau sur l’année est beaucoup plus productif que de récolter de l’eau sur une journée.

De plus, cela peut-être utile pour générer un surplus et donc pouvoir partager ou commercer avec autrui.

II) La nourriture
1) Gaspillage

Nous avons tendance à l’oublier, nous qui pouvons acheter de la nourriture à chaque coins de rue ou pouvons nous faire livrer jour et nuit pour peu que nous habitions une grande ville. Mais ce sont les supermarché, les restaurants et les fast-foods qui nous nourrissent. Sans eux, qui peut se vanter d’être capable de trouver de la nourriture ? Pire, cette facilité d’accès banalise le fait de se nourrir et entraîne du gaspillage.

Ce gaspillage se caractérise par les magasins qui jettent les invendus, les chaînes de restauration qui jettent les assiettes à moitié pleines ou par chacun d’entre nous qui rechignons à finir notre repas faute de goûts ou de trop grosse quantité dans notre assiette.

Nous avons perdu l’habitude de réutiliser certaines parties de nos denrées qui ne servent pas lors d’une recette de cuisine. Les os de viande, les carcasses de crevettes, les fanes de radis, etc… sont devenus des déchets alors qu’autrefois ils servaient à concocter de bons petits plats.

Là encore il faut en finir avec notre mauvaise habitude de jeter. Nous devons nous reconnecter aux habitudes de cuisine d’antan. Et pour les morceaux ou restes qui ne peuvent vraiment pas être réutilisés, nos animaux de compagnie, de ferme ou même notre jardin seront ravi de nous en débarrasser de façon constructive.

2) Surconsommation

A l’inverse du gaspillage où nous jetons trop, la surconsommation est le fait de trop manger.

Nous avons pour la plus part des activités sédentaires, nous dépensons donc moins d’énergie qu’auparavant. Et pourtant, nous consommons de plus en plus richement (en terme de calories) et de plus en plus abondamment (en terme de volume). Nous sommes devenu trop exigeant, nous voulons de tout, tout le temps, en allant jusqu’à nier les saisons.

Le surpoids et les maladies cardiovasculaires ont fait un dangereux bond en avant ces dernières décennies. Elles sont toutes les résultat de cette surconsommation déraisonné.

Il est important de prendre conscience de cette surconsommation et de son impact sur l’environnement mais aussi sur notre santé.

3) Récupération, Production, Conservation et Stockage

Nous aborderons, dans nos différents articles portant sur la nourriture, la récupération de nourriture, sa production, sa conservation et son stockage.

La récupération de nourriture englobe beaucoup de domaines puisqu’elle concerne les sources de nourriture dites naturelles, c’est-à-dire que l’Homme n’a pas produit volontairement.

Parmi ces sources de nourriture naturelles on retrouve la cueillette de fruits et de plantes sauvages, de champignon, de bulbes et racines, ainsi que différentes formes de prédations telles que la chasse ou la pêche. Nous verrons donc quelles sont ces différentes pratiques qui nous permettent de nous alimenter sans avoir à gérer une production de nourriture.

La production de nourriture concerne quand à elle la nourriture que l’Homme à produit volontairement, qu’il s’agisse de fruits et de légumes, de plantes diverses ou même d’élevage.

Nous verrons les différentes stratégies qui existent pour produire de la nourriture toute l’année mais aussi comment la transformer au mieux en petits plats rapetissant et surtout pertinents en terme d’apports énergétiques.

Une fois récupérée ou produite, les excédants de nourriture demande à être conservés plus ou moins longtemps suivant nos besoins. Il existe différentes manières de conserver notre nourriture en fonction qu’il s’agisse de fruits, de légumes, de plantes ou de viande. Nous étudierons donc ces diverses manières de garder notre nourriture en état d’être consommée dans le temps.

Enfin, le stockage fait référence à une longue conservation dans le temps dans le but de créer des réserves de nourriture. Nous verrons quels sont les aliments qui se conservent le mieux dans le temps ainsi que les techniques de conservation les plus appropriées au stockage. Nous verrons également les bonnes pratiques à adopter pour optimiser au mieux ce stockage et ainsi éviter le gaspillage ou les pertes de ressources.

III) Questionner notre mode d’alimentation

Notre rapport à l’alimentation est complexe.

Le fait que l’on nous matraque qu’il faut manger sainement alors que tout est fait pour endiguer l’information sur la malbouffe et pour favoriser le développement d’entreprises de fast-foods.

De plus nous sommes perdus entre les OGM, les pesticides, le bio, les circuits courts, mais aussi les prix, la rémunération des producteurs, l’impact sur l’environnement, etc… . Il y a en effet de quoi être déboussolé.

Nous vous proposons donc de vous aider à questionner et à construire votre propre mode d’alimentation qui vous correspond et qui vous rend heureux, sans obligations ni culpabilisation.

1) Comprendre comment fonctionne l’alimentation

Dans un premier temps nous allons décortiquer l’alimentation en revenant aux fondamentaux.

De quoi notre corps a-t-il besoin pour fonctionner correctement ?

Quel est le rôle de chacun des acteurs de la nutrition (calories, glucides, lipides, protéines, etc…) ? Comment pouvons nous calculer nos besoins et nos apports en calories ?

Autant de questions auxquelles nous tâcherons de répondre le plus simplement et le plus clairement possible.

2) L’Éthique à travers l’alimentation

Une fois que nous aurons compris comment fonctionne l’alimentation et la multitudes de choix qui s’offrent à nous pour subvenir à nos besoins, nous nous poserons la question : « Est-ce que cela me convient ? ». En effet, une fois la peur du manque dépassée, nous pouvons choisir d’insuffler un peu d’éthique dans notre mode d’alimentation.

Prenons l’exemple des végétariens ou des vegans qui ont fait le choix de soutenir la cause animale ou encore des adeptes du régime paléo qui ont fait le choix d’avoir un taux de sucre dans le sang très faible et d’éviter les céréales.

Nous pouvons aussi prendre l’exemple des personnes qui préfèrent se faire plaisir en mangeant des sucreries, des fast-foods ou de la viande malgré l’impact que cela a sur leur santé.

Nous étudierons ces pratiques afin de mieux les comprendre.

3) Construire son alimentation

Après avoir compris comment fonctionne l’alimentation, après avoir exploré les pratiques et convictions de certains vis à vis de leur rapport à la nourriture, il vous restera à construire votre propre mode d’alimentation.

Afin de créer un mode d’alimentation concret il est coutume de se poser au minimum ces trois grandes questions :

  • Pourquoi je consomme ?
  • Les impacts de mon mode d’alimentation sur l’environnement m’importent-ils ? Et si oui, que suis-je prêt à faire pour en prendre le contrôle ?
  • Suis-je prêt à faire des entorses à mes convictions alimentaire ? Et si oui dans quelles conditions ?

Rien ne vous empêche d’élaborer un mode d’alimentation plus complexe et plus complet.  Mais ces trois questions sont une base solide pour qui veut consommer comme il respire 😉

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Voici donc pour notre approche du pilier « Nourriture et de l’Eau ». J’espère que tout cela vous aura mit l’eau à la bouche 😉

 

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